Rapport des activités (2014-2015)

2014

En avril 2014, l’association rencontre l’administrateur d’une grande régie immobilière dans le cadre de l’établissement d’un partenariat. Cette rencontre débouchera sur un don d’un montant de CHF 20’000.-.

A la suite d’un second article paru sur la tribune de Genève racontant la suite3 du montant trouvé dans le tram, l’association reçoit l’appel d’une femme désireuse de nous rencontrer, afin d’échanger et d’envisager la possibilité d’un don de sa part.

Juillet 2014, nous avons la confirmation de son approbation à verser un montant de CHF 20’000.- à notre association (CHF 15’000.- ont été perçus à ce jour).

Après quelques échanges avec nos deux principaux donateurs, nous décidons de retourner au Burkina Faso, afin de démarrer nos activités.

Après 4 mois de recherches d’un terrain, d’administration afin de faire valider notre association par les autorités locales, c’est finalement en date du 24 novembre 2014 qu’Allody ouvre la « Maison Allody » dans la Ville de Bobo-Dioulasso.

Dès l’ouverture, un groupe de 6 enfants intègre leur nouveau foyer. Le centre accueillera rapidement 15 enfants de manière transitoire4 ou permanente. Dès lors, ils seront inscrits à l’école, bénéficieront, de nourriture, de vêtements propres et d’un encadrement de professionnels de l’éducation. Après quelques temps passés avec ces enfants, nous sommes dans le regret de constater certains troubles psychologiques, dus notamment à des addictions à la colle. Ces troubles allant jusqu’à rendre la concentration scolaire impossible. Sur le conseil des services sociaux, nous prenons alors certaines mesures (voir janvier 2015).

 

2015

Janvier 2015, après avoir vécu plusieurs cas de fugues afin de se procurer de la drogue, nous avons pris le soin de transférer certains de nos enfants dans le centre le plus reconnu et adapté du pays, pour ces cas d’enfants en difficulté. Il s’agit du Centre d’Accueil des Enfants en Détresse (CAED) de Orodara. Leur intégration est prise en charge par notre association, à hauteur de CHF 100.- par enfant et par année. Ces enfants pourront réintégrer notre centre après une cure de désintoxication.

Janvier 2015 l’association est de plus en plus sollicitée pour financer des soins de premières nécessités. C’est notamment dans ce cadre qu’Allody est intervenue5 pour les soins de quelques enfants (ex: intervention chirurgicale).

Février 2015 l’association élargit son champ d’action en faisant de nouveaux partenariats avec l’ONG SOS Village d’enfants ainsi que les autorités de la ville de Bobo-Dioulasso. Grâce à ce partenariat, 10 enfants auront leurs frais scolaires couverts au sein de la structure de SOS Village d’enfants.

Au niveau de la ville de Bobo-Dioulasso c’est un nombre de 25 enfants qui auront leur scolarité payée. Il faut noter qu’en raison du manque de financement, ces enfants encourent le risque d’une interruption non volontaire de leur cursus scolaire. Grâce à notre contribution, ces enfants ont l’assurance de pouvoir poursuivre sereinement leur année scolaire. Nous avons d’ailleurs reçu les premiers résultats, disponibles sur notre site internet, www.allody.ch, dans la rubrique « news ».

Notre objectif est de les suivre jusqu’à l’obtention d’un diplôme professionnel.

De janvier 2015 à aujourd’hui, pour les enfants d’Allody, nous avons reçu beaucoup de jouets6, vêtements, chaussures de la part de tierces personnes.

Constats et projets

Février 2015, avec l’association SOS Village d’enfants, nous avons décidé de repenser l’encadrement des enfants.

En effet, les enfants résidant au sein des structures SOS Village d’enfants et au sein de la Maison Allody ont la chance de bénéficier d’un toit, du minimum vital et de possibilités d’études. Cela dit, les années d’expérience de l’association SOS Village d’enfants les ont amenés à constater une marginalité ressentie par les enfants par rapport au reste de la population.

Dans les structures de SOS Village d’enfants, des « mamans »7 sont logées et vivent 25 jours par mois avec les enfants. 5 jours par mois, d’autres femmes prennent le relai et sont appelées des « tantines ».

En revanche, les enfants de la Maison Allody seront non seulement confrontés à ce sentiment d’être isolés du reste de la population, mais également au manque d’encadrement familial.

Après quelques échanges avec les responsables de SOS Village d’enfants au Burkina Faso, nous avons décidé, ensemble de former des familles de la ville à l’adoption d’enfants. Nous pourrons donc placer nos enfants dans ces familles, ce qui faciliterait leur réinsertion sociale.

Quant à la « Maison Allody » elle servira de maison de transit pour enfants en difficulté trouvés dans les rues, ou amenés par les services sociaux.

Nous avons aménagé deux petites chambres8 au premier étage qui pourront accueillir de tierces intéressés, ces chambres feront office de chambres d’hôtes, ce qui constituerait une entrée d’argent supplémentaire pour l’entretient de la maison.

L’association SOS Village d’enfants est disposée à mettre en place une équipe de professionnels qui pourraient s’occuper d’accueillir ces enfants, de les orienter ensuite vers une structure adéquate.

Chiffres clés de la « Maison Allody

Valeur d’achat:      CHF 45’000.-

Étages:                    Rez + 1 er

Chambres:             5

Salon:                      1

Salle à manger:      1

Cuisine:                  1

412 mètre carrés (avec une cour)

Grâce la générosité de nos donateurs, nous achèterons cette maison, ou une autre, selon nos moyens.

 

Liens & précisions:

 

1      (vidéo)             Première vidéo Allody (www.dailymotion.com –> recherche –> « Allody »)

http://www.dailymotion.com/video/xs3mlx_allody-association-1_news

2      (difficulté)       Enfants vivant souvent dans la rue

3      (suite)              Le détenteur récupère l’argent perdu dans le tram aux objets trouvés.

4      (transitoire)    Certains se sont vus partir du fait d’une maladie dangereuse pour autrui (Sida)

5      (intervenue)   voir — > www.allody.ch –> news –> page 3

« Bonjour, je m’appelle Daoda et j’ai perdu mon œil  »

6      (jouets)            Notamment des élèves de l’école primaire de Perly

7      (mamans)       Femmes employées pour remplacer le rôle de mamans pour les orphelins

8      (chambres)     Chambre dans laquelle ont vécu les membres de l’association, Alberto et Fréderic durant les 8 premiers mois d’activités